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Portrait #19

Julien DOULS, éleveur de brebis lait pour Roquefort, au GAEC des Dolmens (12)

Bonjour Julien, pouvez-vous présenter en quelques mots ? Quel est votre parcours ?

Bonjour.  Dans un premier temps, j’ai obtenu un bac STAV à la Roque. Ensuite, j’ai suivi un BTS MUC (Management des Unités Commerciales) au lycée Charles CARNUS à Rodez aussi. Suite à l’obtention du BTS en 2018, je me suis installé au sein du GAEC. Cela a coïncidé avec le départ de mon père du GAEC.  

Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre l’exploitation familiale après l’obtention d’un diplôme d’un autre secteur d’activité ?

Je voulais faire agriculteur depuis que j’ai suivi la formation en Bac STAV, mais je souhaitais voir un secteur différent de l’agriculture. Mais il était évident qu’après le BTS, je rejoindrais le GAEC. J’aime la liberté qu’offre l’élevage, je n’ai pas de patron. Avec les autres associés, nous gérons le GAEC comme nous l’entendons, sans rendre de compte à personne ! Certes, il y a des inconvénients, nous devons tout gérer de A à Z mais nous bénéficions d’une indépendance que le travail salarié ne permet pas.

Le GAEC élève des brebis depuis longtemps, pourquoi ce type d’élevage précisément ?

Mon grand-père, ensuite mes parents ont toujours élevé des brebis, pour le lait. De plus, l’exploitation est située proche de Roquefort, donc c’était une évidence de continuer l’élevage de brebis lait. 

Pouvez-vous nous parler de l’exploitation ?

Nous possédons une superficie de 190 hectares cultivables, mais en tout nous avons 360 hectares de terre. Nous sommes 4 associés sur le GAEC : ma mère, ma tante, ma cousine et moi-même. Nous avons aussi un salarié à mi-temps : mon père. Nous élevons 690 brebis à la traite, 190 agnelles de renouvellement, 9 béliers et 30 brebis “vides” actuellement, qui attendent la saison prochaine.
Mes parents se sont installés ici en 1987. Avant, ils étaient locataires sur Sévérac, et ils souhaitaient investir dans une ferme. Ils ont acheté les bâtiments dans lesquels nous continuons l’élevage aujourd’hui. Nous avons toujours produit du lait pour Roquefort. En 2018, nous produisions 1850 hectolitres, aujourd’hui nous sommes à 2000 hectolitres. Nous avons un contrat avec Roquefort, à hauteur actuellement de 2170 hectolitres à atteindre en 3 ans. Nous n’avons pas l’objectif de produire énormément de lait, nous préférons travailler sur la qualité, et produire à moindres coûts. Nous voulons être autonome au maximum sur l’exploitation.

Selon vous, quelles sont les qualités nécessaires pour faire votre travail ?

Je dirais avant tout qu’il faut être bon gestionnaire. Car malgré tout, ce n’est pas forcément le premier aspect qui apparait quand on pense à l’agriculture, mais l’administratif, les achats, les ventes et les stocks doivent être bien gérés. Ensuite, il faut être passionné par tout ce qui est végétal et animal, s’intéresser à la production et aux animaux. Il faut aussi être attaché à son territoire, aimer le faire vivre et en être fier ! Il n’y a pas de profil type, tout le monde peut s’installer en tant qu’agriculteur. Je pense, qu’à l’avenir, il faudra être malin pour attirer des personnes de l’extérieur à faire ce métier. Il y a trop d’exploitation qui ne sont pas reprises après les départs à la retraite, et ça ne dynamise pas le territoire. L’agriculture a une mauvaise image, qui doit être travaillée pour attirer des nouveaux installés.

Quelles sont vos relations avec UNICOR ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec nos technico-commerciaux UNICOR. En effet, nous travaillons avec Lucie ANDRE, spécialiste ovin, et avec David MALAVIOLE pour le végétal. Nous prenons nos approvisionnements au Point-Vert de St Affrique. Nous prenons l’aliment et les produits du sol. Nous participons à l’échange Céréales-Aliments, et nous stockons de la céréales pour UNICOR pour l’hiver.

Avec Lucie, nous travaillons principalement à l’amélioration de la qualité du lait. Concernant le végétal, nous voulons avoir des espèces pérennes, productives et appétentes pour nos animaux. Ce travail a été commencé il y a quelques années avec la mise en place de prairies multi-espèces (mélange de chicorée, fétuque et ray-grass) dans une démarche de varier les cultures.

Avez-vous des projets pour l’avenir ?

Nous aimerions, un jour, mettre en place un séchage en grange. Nous voulons aussi améliorer nos conditions de travail en cohérence avec les bâtiments. Nous envisageons aussi de changer le troupeau.

Nous remercions Julien de nous avoir accueilli et nous lui souhaitons une bonne continuation !

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